18 décembre 2007

Non mais, quelle année...

Le temps passe, file, déboule et moi je suis dépassée.  Pas dans mes obligations de tout les jours mais dans l'obligation que je m'étais donnée d'entretenir cet endroit régulièrement, même si ce n'était pas hebdomadaire. J'ai été tenté d'abandonner mais je n'en ai pas eu le courage car je sais que j'ai encore plein de trucs à écrire...

D'ici là je tiens à remercier très sincèrement ceux et celles qui m'ont encouragé, lu ou écrit. C'est un peu "à cause" de vous si je ne veux pas abandonner tout de suite.  On s'attache!

Je pars en vacances demain "dans le Sud", pour la première fois de ma vie, avec l'Amoureux.  Nos premières "vraies" vacances. On a tellement de choses à célébrer.  J'ai hâte, j'me peux pu...

Alors je vous souhaite de passer un magnifique temps des Fêtes, rien de moins.

Mij, Nicole, Nyctae, l'Arpenteur d'étoiles, Rêveuse, Miss K et Olaf bien sûr, je vous fais la bise et vous souhaite une année 2008 ex-tra-or-di-naire, rien de moins! ;o)

À l'an prochain...xxx

21 octobre 2007

La vie, je me la dois

Avant propos.

J'aurais peut-être dû nommer mon blogue "Chroniques du dimanche".  Pourquoi?  Ça semble évident aux quelques persistants qui m'honorent de leurs visites.  Je manques cruellement de temps et peut-être un peu d'inspiration (et peut-être aussi un peu de courage...) pour entretenir ce site régulièrement (lire, presque quotidiennement) MAIS, si vous avez pris la peine de lire mon À propos, vous avez été avertis que je ne me livrais à cet exercice qu'à mon rythme, sans pression, même si....  Donc, il n'y a que le dimanche ou j'ai un peu de temps pour entretenir cet espace. Point.

Le texte que je vous soumet m'a rappelé l'événement douloureux et après coup cocasse (hummm, pas vraiment) que j'ai vécu il y a tout juste 18 mois.  Par une magnifique journée de février je revenais de la bibliothèque (!!!), à pieds, et glissant sur une plaque de glace, dans une cours d'école déserte, je me suis cassé le bras à la hauteur de l'épaule.  Ne croyant qu'à une contusion, j'ai marché un demi kilomètre en me rendant bien compte qu'il n'en était pas ainsi et que je devais me rendre à la clinique.  Je suis passé devant un poste de police... mais j'ai continué mon chemin!!!  Je crois que je n'ai jamais autant souffert de ma vie, à la limite de l'évanouissement.  Mais je m'en suis tirée honorablement, après tout... Cet évènement résume assez bien le parcours de ma vie...

 

Vous ai-je dit que

je m’étais sauvé la vie ?

Je me suis sauvé la vie !

Tout seul !

Évidemment, j’aurais préféré

que ce fût quelqu’un d’autre

qui me la sauvât, la vie !

Mais comme personne ne passait par là,

j’ai bien été obligé

de me la sauver moi-même..,

la vie !

Figurez-vous qu’en

descendant des marches,

j’en ai raté une !

Je me suis retrouvé au pied de l’escalier

avec une jambe cassée.

Et personne pour me porter secours !

Allais-je me laisser pour mort ?

J’en connais des…

qui ne se seraient pas arrêtés.

Ils se seraient enjambés et

ils auraient poursuivi leur chemin !

Ils seraient passés sans se voir.

Il y a des gens à l’intérieur de qui

il n’y en a pas un pour relever l’autre !

Moi, quand je me suis vu dans cet état,

ça m’a fait mal !

J’étais bouleversé !

Je me suis dit :

« Ne bouge pas, mon petit père !

Je vais te tirer de là ! »

J’ai pris ma jambe à mon cou

et je me suis sauvé (sur l’autre) !

Enfin… c’est une image.

Si bien que la vie, je me la dois !

L’avantage de se devoir la vie,

c’est qu’on ne la doit pas à quelqu’un d’autre !

Au prix où est la vie,

c’est toujours ça !

Depuis, je considère que j’ai

une dette envers moi-même.

Je peux me demander n’importe quoi.

Je ne peux rien me refuser !

Oh, je n’ai aucun mérite !

Ce que j’ai fait pour moi,

n’importe qui l’aurait fait

pour lui !

 

Raymond Devos

 

 

 

29 août 2007

Fields of gold

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La vie est belle.  Imparfaite soit!  Sombre et pénible à l'occasion, d'accord!  Mais si je soustrais le moins bien du plus beau et que j'y additionne l'expérience, la santé et la maturité, le résultat est plutôt positif.  

Et maintenant, en regardant devant, avec tout cet acquis, je souris.  Je continue de sourire car avec ce bagage, je suis prête à continuer ce beau voyage et à le vivre encore plus intensément, amoureusement accompagnée.

Que demander de plus!  Elle est belle ma vie.

Pour toi....   http://www.azlyrics.com/lyrics/sting/fieldsofgold.html

15 août 2007

J'aime...

0f319a4837ee605376e96a114058aeac.jpgDepuis longtemps.  Depuis mes huit ans pour être précise.  L'année des grands bouleversements, de la séparation, du bris, à vie.

Troisième année du primaire, je savais lire et écrire, alors j'ai eu accès à la bibliothèque de ma nouvelle école.  Lieu magique.  Ça m'a sauvé la vie.  Non, je devrais dire, ça a sauvé "ma" vie, dans le sens large du mot.  De ce jour je suis devenue un "rat" de bibliothèque et une Lectrice.

Tous ces livres lus furent et demeurent pour moi; instruments d'évasion, sources d'émotions, refuges rassurants, outils culturels, puits de connaissances et alliés de solitude.

Mes premiers souvenirs vont à Oui-Oui, petit bonhomme qui me faisait sourire avec son taxi jaune, Sophie qui m'accompagnait dans mes petits malheurs et qui m'a donné confiance en un avenir meilleur et tous les autres personnages de la Comtesse qui me faisait rêver que je devenais une jolie jeune fille, sage (!!!), et non un vilain petit canard.

Rapidement vinrent l'adolescence et la littérature plus mâture!!!  Romans-photos (mon prince charmant serait un italien, assuré!), Guy des Cars (trop "violent" pour une jeune fille m'a-t-on averti, pfffft!), science-fiction (j'adorais) et histoires d'amour bien sûr.  Ma consommation était telle que l'on me connaissait par mon prénom à la bibliothèque municipale et on me permettait plus que permis.

Suivirent à l'âge adulte l'incontournable Stephen King (que de cauchemars il m'a fait subir celui-là), San Antonio (spécial mais incomparable), les sagas familiales, les belles aventures lointaines (l'Irlandaise), avec des héroïnes plus grandes que nature, des biographies, des nouvelles, Paulo Coelho (inclassable), Martin Gray (ou comment remettre nos petits malheurs dans une juste perspective), de beaux livres de cuisine (ah! que j'aime feuilleter et lire les pages glacées d'un beau livre de recettes illustrées) et des milliers (je n'exagère pas)de revues et magazines de toutes sortes.  Par contre, je n'ai jamais lu Proust ou ses contemporains mais je me porte très bien quand même!

Après toutes ces années, j'ai tellement appris de mes lectures. Mais j'ai encore tellement à apprendre, Dieu merci!

 

Je ne vous ai pas encore parlé de mon amour (ma folie) du papier... Ça viendra!

03 août 2007

Pas facile et pourtant...

62d513c016ee6ef6a47e301839e0c72f.jpgÉcrire, décrire, expliquer, composer.  Pourtant, ça se passe bien dans ma tête (en général!), le sujet est trouvé, l'histoire est là, les images sont claires, mais lorsque je prends ma plume, il y a trop de mots dans ma main.  Ça se chamaille, ça se bouscule.  J'en biffe un, un autre prend sa place, incertain d'y rester.  Quand la pagaille est installée, je tourne la page et je les laisse se calmer.  J'y reviendrai. Demain. Ou plus tard.

Et là je doute.  Mais l'envie l'emporte.  La raison me dicte. "Essaie au moins!"  Peu importe la chute.  C'est l'habitude qui crée le besoin.

Dire que lorsque j'étais (plus) jeune, j'écrivais beaucoup, mes émotions surtout, à défaut de pouvoir les exprimer autrement...  On vieillit, on a d'autres intérêts, on se dit que ce serait bien de recommencer, mais on a peur d'avoir perdu la main.  On remet encore.  Y' a personne pour nous y obliger après tout.

Arrive dans sa vie ce phénomène, cette mode, ce courant.  Le blogue, défini comme un journal intime virtuel.  On n'aura jamais autant pénétré dans la vie personnelle des gens.  L'utilisation est large, car il ne s'agit pas que de billets personnels.  Il y en a pour tous les goûts et intérêts et ce qui est encore plus génial, c'est accessible à tous.  Je peux enfin raconter mes p'tites affaires.  Pour deux ou douze on s'en fout, l'important est de recommencer à écrire, parce que, entre vous et moi, ça fait du bien.

Comment devient-on accro?  On commence par lire, incognito, jour après jour, chaque jour.  On se crée des favoris en cliquant d'un lien à l'autre.  On finit par laisser un commentaire, anodin.  On s'enhardit, car on a presque l'impression de les connaître, on s'attache à quelques-uns et on développe autre chose.  En une année, malgré ma timidité, j'ai fait deux belles rencontres d'amitié, quelques belles connaissances à développer et... un amoureux.  Quand même.  Ça valait la peine de traverser l'écran.

Tu devrais avoir un blogue qu'ils me disaient tous.  Pas vraiment que je répondais.  Je ne saurais pas quoi écrire.  "Essaie au moins!"  Durant une soirée vodka, deux de mes belles connaissances me lancèrent un défi.  Poussée dans mes retranchements et vodka aidant, j'ai relevé, mais avec une date de tombée... que j'ai repoussée, pensant peut-être m'en sauver.  Mais l'amoureux, rusé, n'a pas abdiqué et arriva ce qui devait arriver.

Me voilà donc, attachée à mon cahier, à essayer de mater ces mots pour les rendre intéressants et cohérents.

Avec le temps, je l'espère et l'implore, l'exercice deviendra aisé et les doutes allégés.