16 septembre 2007
Être libre

Voici un autre poème de Mélanie Fortin, révélateur de ma pensée, que je dédie tout spécialement à une amie...M.
Je veux vivre un mot
Un seul parmi tous les mots
Je le veux doux
Rempli d’espoir un peu fou
Un mot pour rêver
Laisser mon imagination vagabonder
Je le veux ensoleillé
Un mot qui fait danser
Je veux ce mot pour toi (M..)
Pour eux, pour lui (D..) et pour moi
Un mot qui veut tout dire
Qui efface de la Terre chaque soupir
Un mot qui donne l’envie de voler
Qu’on ne peut s’empêcher d’aimer
De tous les mots je choisis liberté
Liberté a sous ses ailes l’infini des mots
La liberté, le plus précieux des cadeaux
La liberté ouvre toutes les portes
De l’amour ou de la guerre, peu importe
Liberté de détester
D’aimer
Liberté de partir, de s’enfuir
De revenir
Liberté de détruire
De bâtir
Liberté de choisir
De vivre libre ou de mourir.
20:05 Publié dans Chemins empruntés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09 septembre 2007
Découvertes...
Sortie spéciale aujourd'hui. Partir à la découverte de la bibliothèque de ma nouvelle ville. Découvrir un nouveau décor, après avoir connu le même pendant 7 ans dans l'ancienne. Découvrir les nouveaux codes, les différents classements, errant, littéralement et attendant de se sentir aspiré. Deux livres m'ont choisis. Le premier recherché devait remplacer, durant mon trajet autobus-métro, celui en cours beaucoup trop lourd. Rose Tremain. Ça me dit quelque chose. Après en avoir déplacé 2 ou 3, je choisis!! Le Royaume interdit. Bon choix je crois. Non, j'en suis certaine. Et moitié moins lourd que celui en cours. Le second, non recherché, s'est imposé après mes allées et venues exhaustives pour me sentir confortable. J'ai ouvert le livre sur la page que j'ai reproduit ici. J'ai trouvé ça joli, ça m'a fait sourire, j'aurais aimé en être l'auteure. Je vous les fait partager, et je veux vous voir sourire! Bise.

Les mots
Parfois j’écris
J’écris les mots les plus beaux
Mille mots choisis
Ceux qu’il faut
Des mots pour faire rêver
Pour exprimer ma tendresse
Ceux qu’on ne peut s’empêcher d’aimer
Des mots qui caressent
Il y a les mots qui blessent
Qui déchirent le cœur
Ceux qui font venir en moi l’ivresse
Il y a les mots qui font peur
Les mots sont si merveilleux
Si simples et en même temps si mystérieux
Quand sur ma feuille je les fais devenir réalité
Je me sens libre de tout révéler
Révéler mes espoirs
Mes craintes et mon bonheur
Essayez, vous allez voir
Les mots ça libère le cœur
J’ai dans ma tête les mots les plus fous
Dans mon âme les mots les plus doux
Je n’ai besoin que d’un crayon, d’une feuille blanche
Puis sous mes doigts les mots dansent
Les mots sont un univers
Un poème c’est un autre monde
Chacun possède ses mots partout sur la Terre
Dites-moi votre plus beau en trois secondes
Si on sait les rassembler
Les mots se changent en histoire
Sur le papier j’écris mes pensées
Et tout ce qui paraît impossible à croire
J’aime les mots qui parlent
Ceux qui racontent la vie
Même les mots qui font mal
Ceux qui permettent l’oubli
Les mots sans paroles
Tous ceux qu’on écrit
Pour que nos blessures s’envolent
Et reviennent guéries
Parfois le destinataire est personne
J’écris des rimes, j’écris des consonnes
Je n’ai pas seulement envie
J’ai besoin d’écrire
Tous les mots les plus jolis
Des mots pour dire, ressentir
Les mots sont un voyage
Dans la vie des gens
Les mots sont un message
Tout simplement
Ils font partie du passé, de l’avenir
Mais moi je les écris au présent
Il ne faut pas attendre de partir
Il faut prendre le temps
Tous ces mots que j’écris
C’est comme une musique dansant dans ma tête
Et je crois que durant toute ma vie
De tous les mots je serai en quête
Les mots, on les dit
Plus souvent qu’on les écrit
Écrire c’est coucher sur papier ce que l’on vit
C’est raconter sa façon de voir la vie
Les mots sont infinis
Intouchables telle la magie
L’un avec l’autre ils forment des sentiments
Que ce soit dans une chanson, dans un poème
Chacun de nous comprend différemment
Comme on peut dire de mille façons « je t’aime ».
Mélanie Fortin La caresse des mots
19:50 Publié dans Chemins empruntés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07 septembre 2007
Abécédaire du jongleur

A pour aimer l'art, l'arbre,
Avoir l'argent et l'âme
Bleu baiser, blanc bonheur,
Bruit que la beauté blâme
Ciel du coeur, cri du corps,
Couleur, charme et caresse...
Départ demain déjà,
Dieu, désert et détresse
Eve, éternelle école,
Être éclose étonnée
Femme, faim, fête et feu
Flamme de froid formée
Grise gloire de guerre...
Geai, guitare ou guépard
Homme, historique héros
Harnaché de hasard
Immobile illusion,
Île image infinie
Jouets, jeux et jardins...
Jadis jeune et jolie
Képis kakis qui font
Kimonos karaté
Larme, livre et lumière
Lait lourd de liberté
Ma maison mer et monde est
Merveille et misère
Naître, nommer la noce et
Nourrir le notaire
Orgueilleux ors ornant
L'oreille orgue d'oubli
Peureuse paix du pain,
Pierre, prière et pli
Qui quête et fait le quart
Sur le quai québécois
Rire, rut et repos
Roge raison du roi
Soleil, songe et sommeil
Silence, ô sein des sphères
Tant de travail têtu
Transforme en temps la terre
Utopique utérus
D'un univers utile
Vie en vrac qui va voir
Le vide au vent des villes
Wagonnets de whisky
Pour wigwams wisigoths
Xénophobe ne suis...
Ni ne serai tantôt
Yeux yankees d'une yole
Entre yen et yoga
Zut! Zézayait un zèbre
Entre zen et zéta
Rien qu'à leur voir la tête
On reconnaît les mots
Ce sont de gentils animaux
Qui apprivoisent les poètes.
Gilles Vigneault
Il y en aura d'autres...mots du poète, aux cheveux blancs.
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26 juillet 2007
Voie d'accès
"Ce que le lecteur veut, c'est se lire. En lisant ce qu'il approuve, il pense qu'il pourrait l'avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place."
Jean Cocteau
22:05 Publié dans Chemins empruntés | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



