31 août 2007

Passage

"Mille livres, mille clés du mystère de l'univers, lança-t-il en embrassant la collection d'ouvrages d'un mouvement des bras.  À l'instar de ce qu'est l'argent pour le riche sot, pour l'érudit sans le sou le savoir est synonyme de puissance.  Chaque livre ouvre une porte sur de nouvelles connaissances qui l'enrichiront davantage.  Une bibliothèque est un peu le catalogue des vices et vertus de ce monde, et bien idiot est celui qui n'en prend pas connaissance pour en faire commerce."

La fille du pasteur Cullen

29 août 2007

Fields of gold

e4bd43578f43c0145b9bbb61ab7e9fbe.jpg

La vie est belle.  Imparfaite soit!  Sombre et pénible à l'occasion, d'accord!  Mais si je soustrais le moins bien du plus beau et que j'y additionne l'expérience, la santé et la maturité, le résultat est plutôt positif.  

Et maintenant, en regardant devant, avec tout cet acquis, je souris.  Je continue de sourire car avec ce bagage, je suis prête à continuer ce beau voyage et à le vivre encore plus intensément, amoureusement accompagnée.

Que demander de plus!  Elle est belle ma vie.

Pour toi....   http://www.azlyrics.com/lyrics/sting/fieldsofgold.html

23 août 2007

Message secret

69ce9957118ab95fb6506356548ab943.jpg

Je suis très émue de vous dire que j'ai

bien compris l'autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser.  Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous.  Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

Nous causerons en amis, franchement.

Je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l'affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleure preuve

que vous puisiez rêver, puisque votre

âme est libre.  Pensez que la solitude ou j'ha-

bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile.  Ainsi en y songeant j'ai l'âme

grosse.  Accourez donc vite et venez me la

faire oublier par l'amour où je veux me

mettre.

 

Il y a un message caché dans cette lettre que l'on attribue à George Sand......

19 août 2007

Si j'avais su...

"Les psychiatres, c'est très efficace.  Moi, avant, je pissais au lit, j'avais honte.  Je suis allé voir un psychiatre, je suis guéri.  Maintenant, je pisse au lit, mais j'en suis fier."

Coluche

16 août 2007

Passage

"- Tant pis si un auteur s'invente un monde où il peut fuir le sien, rétorqua-t-elle (...).  Cela ne fait de mal à personne, en fait.  Et qu'il veuille partager le fruit de son imagination ne regarde que lui.  À vous de choisir de le lire ou non.  Vous oubliez seulement qu'un roman, aussi farfelu puisse-t-il vous paraître, peut aussi ouvrir l'esprit sur de nouveaux horizons.  Sur de nouvelles perceptions des choses.  Chacun de nous ne voit que par une seule fenêtre.  Il peut être intéressant d'en ouvrir plusieurs sur ce qui nous entoure et de laisser entrer un peu plus de lumière dans notre esprit."

La fille du pasteur Cullen

15 août 2007

J'aime...

0f319a4837ee605376e96a114058aeac.jpgDepuis longtemps.  Depuis mes huit ans pour être précise.  L'année des grands bouleversements, de la séparation, du bris, à vie.

Troisième année du primaire, je savais lire et écrire, alors j'ai eu accès à la bibliothèque de ma nouvelle école.  Lieu magique.  Ça m'a sauvé la vie.  Non, je devrais dire, ça a sauvé "ma" vie, dans le sens large du mot.  De ce jour je suis devenue un "rat" de bibliothèque et une Lectrice.

Tous ces livres lus furent et demeurent pour moi; instruments d'évasion, sources d'émotions, refuges rassurants, outils culturels, puits de connaissances et alliés de solitude.

Mes premiers souvenirs vont à Oui-Oui, petit bonhomme qui me faisait sourire avec son taxi jaune, Sophie qui m'accompagnait dans mes petits malheurs et qui m'a donné confiance en un avenir meilleur et tous les autres personnages de la Comtesse qui me faisait rêver que je devenais une jolie jeune fille, sage (!!!), et non un vilain petit canard.

Rapidement vinrent l'adolescence et la littérature plus mâture!!!  Romans-photos (mon prince charmant serait un italien, assuré!), Guy des Cars (trop "violent" pour une jeune fille m'a-t-on averti, pfffft!), science-fiction (j'adorais) et histoires d'amour bien sûr.  Ma consommation était telle que l'on me connaissait par mon prénom à la bibliothèque municipale et on me permettait plus que permis.

Suivirent à l'âge adulte l'incontournable Stephen King (que de cauchemars il m'a fait subir celui-là), San Antonio (spécial mais incomparable), les sagas familiales, les belles aventures lointaines (l'Irlandaise), avec des héroïnes plus grandes que nature, des biographies, des nouvelles, Paulo Coelho (inclassable), Martin Gray (ou comment remettre nos petits malheurs dans une juste perspective), de beaux livres de cuisine (ah! que j'aime feuilleter et lire les pages glacées d'un beau livre de recettes illustrées) et des milliers (je n'exagère pas)de revues et magazines de toutes sortes.  Par contre, je n'ai jamais lu Proust ou ses contemporains mais je me porte très bien quand même!

Après toutes ces années, j'ai tellement appris de mes lectures. Mais j'ai encore tellement à apprendre, Dieu merci!

 

Je ne vous ai pas encore parlé de mon amour (ma folie) du papier... Ça viendra!

12 août 2007

Non mais, quelle vue!!!

Quoi de mieux, après une journée supplémentaire de travail (aux deux semaines), d'arriver à la maison, de se servir un verre, de savoir que l'amoureux va préparer le souper et qu'en plus il a pensé à louer un film.  Ça s'est passé hier. 

Le verre était le bienvenu, le souper était bon, mais il faisait trop chaud pour manger chaud alors on a mis le climatiseur en marche et on s'est installé confortablement pour le visionnement du film.  Si j'écris aujourd'hui plutôt que d'être plongé dans ma brique, c'est que j'en suis encore renversée.  J'avais vu quelques séquences lors de sa sortie en 2005 et ça m'avait semblé intéressant, sans plus.  L'amoureux m'a même avertie que ça semblait être un film de gars.  Je peux être très gars des fois, que je lui ai répondu.  Et effectivement, les gars ont dû en rêver de ce film, mais les filles aimant le vrai cinéma ont dû, comme moi, être tout simplement éblouies par la qualité du spectacle.

Allez, accouche, c'est quoi ce film?

Alors, voilà!

Et voici en résumé le synopsis, mais si vous ne l'avez pas encore visionné n'allez pas en voir plus, laissez-vous surprendre, ça en vaut vraiment la peine.  Selon moi, c'est une des plus belles reconstitutions d'une bande dessinée en version cinématographique.  C'est violent, très, mais comme dans une bande dessinée alors on ne détourne pas trop les yeux.  Du sang blanc, ça passe mieux!

On se le procure pour la collection, ça s’est assuré.

Bon, je retourne à mon histoire de fille. 

09 août 2007

Emploi du temps

8a379fde30686f589d8f0039ee510ceb.jpgOn manque tous de temps.  On s'entend.  Mais si on gère bien et que l'on a souci de notre bien-être, ces petits espaces temporels, grignotés ici et là, seront consacrés aux choses utiles à notre santé mentale et physique.  Comme de s'asseoir confortablement, les jambes repliées, dans le gros fauteuil du salon et de tenir dans ses mains une brique de 912 pages, neuve et odorante.  Le bonheur.

Lorsque je plonge dans un nouveau bouquin, gros comme celui-là, avec une intrigue qui semble passionnante, dans un pays (l'Écosse) qui évoque chez moi toutes sortes d'émotions, et bien le temps s'arrête et tout le reste attend.  Bien sûr j'émerge pour manger, me laver, nettoyer (un peu), lessiver (zut! je n'ai plus rien à me mettre... que j'aime) et faire des câlins à mon homme (mais ça, ce n'est pas une corvée).  C'est pourquoi je me contente souvent de lire des trucs simples et courts, mais l'envie des grandes et longues histoires est toujours là.

Et mes activités virtuelles?  Je prends un peu de temps au bureau et au retour du travail.  Je profite de mes trajets en voiture pour penser à des sujets d'écritures et des idées pour le souper (vite fait).

Gagner du temps. À tout prix. Pour le plaisir.  De lire.

Allez, à plus tard, mon signet m'attend.

03 août 2007

Pas facile et pourtant...

62d513c016ee6ef6a47e301839e0c72f.jpgÉcrire, décrire, expliquer, composer.  Pourtant, ça se passe bien dans ma tête (en général!), le sujet est trouvé, l'histoire est là, les images sont claires, mais lorsque je prends ma plume, il y a trop de mots dans ma main.  Ça se chamaille, ça se bouscule.  J'en biffe un, un autre prend sa place, incertain d'y rester.  Quand la pagaille est installée, je tourne la page et je les laisse se calmer.  J'y reviendrai. Demain. Ou plus tard.

Et là je doute.  Mais l'envie l'emporte.  La raison me dicte. "Essaie au moins!"  Peu importe la chute.  C'est l'habitude qui crée le besoin.

Dire que lorsque j'étais (plus) jeune, j'écrivais beaucoup, mes émotions surtout, à défaut de pouvoir les exprimer autrement...  On vieillit, on a d'autres intérêts, on se dit que ce serait bien de recommencer, mais on a peur d'avoir perdu la main.  On remet encore.  Y' a personne pour nous y obliger après tout.

Arrive dans sa vie ce phénomène, cette mode, ce courant.  Le blogue, défini comme un journal intime virtuel.  On n'aura jamais autant pénétré dans la vie personnelle des gens.  L'utilisation est large, car il ne s'agit pas que de billets personnels.  Il y en a pour tous les goûts et intérêts et ce qui est encore plus génial, c'est accessible à tous.  Je peux enfin raconter mes p'tites affaires.  Pour deux ou douze on s'en fout, l'important est de recommencer à écrire, parce que, entre vous et moi, ça fait du bien.

Comment devient-on accro?  On commence par lire, incognito, jour après jour, chaque jour.  On se crée des favoris en cliquant d'un lien à l'autre.  On finit par laisser un commentaire, anodin.  On s'enhardit, car on a presque l'impression de les connaître, on s'attache à quelques-uns et on développe autre chose.  En une année, malgré ma timidité, j'ai fait deux belles rencontres d'amitié, quelques belles connaissances à développer et... un amoureux.  Quand même.  Ça valait la peine de traverser l'écran.

Tu devrais avoir un blogue qu'ils me disaient tous.  Pas vraiment que je répondais.  Je ne saurais pas quoi écrire.  "Essaie au moins!"  Durant une soirée vodka, deux de mes belles connaissances me lancèrent un défi.  Poussée dans mes retranchements et vodka aidant, j'ai relevé, mais avec une date de tombée... que j'ai repoussée, pensant peut-être m'en sauver.  Mais l'amoureux, rusé, n'a pas abdiqué et arriva ce qui devait arriver.

Me voilà donc, attachée à mon cahier, à essayer de mater ces mots pour les rendre intéressants et cohérents.

Avec le temps, je l'espère et l'implore, l'exercice deviendra aisé et les doutes allégés.

Toutes les notes